Rainjoy, mobilité durable et écologique - 3 questions posées à Eric Frandeboeuf, co-fondateur de la marque

Créée en 2020, Rainjoy est une startup française innovante qui fabrique des équipements de protection pour les cyclistes. Rouler sous la pluie sans être mouillé, c’est le pari que s’est lancé Eric Frandeboeuf, son fondateur.
En Haute-Savoie, la pratique du vélo est une institution. C’est ici, au pied du lac d’Annecy, que l’entrepreneur a fondé sa société tournée vers les équipements adaptés aux cyclistes, et plus particulièrement à une solution pour se déplacer par temps de pluie.
Bulle de protection pour vélo, qui se déplie rapidement au-dessus du cycliste, Bub-up® ne passe pas inaperçue. Entièrement développée en interne, son fonctionnement repose sur une expertise en systèmes « pop-up », un déploiement qui s’opère instantanément sur le vélo et qui protège dès lors une bonne partie du corps. Suivant une logique écologique et urbaine, Rainjoy encourage ainsi la pratique quotidienne du vélo en améliorant le confort des cyclistes.
Entre deux averses, Eric Frandeboeuf a rencontré le COFREET pour présenter son concept de textile innovant.
Le COFREET : Parlez-nous de la genèse de Rainjoy et de votre produit Bub-up ?
Eric Frandeboeuf : Professionnel du secteur agro-alimentaire pendant de nombreuses années, j’ai décidé, il y a 5 ans, de me lancer dans l’entrepreneuriat. J’ai ainsi démarré l’aventure Rainjoy dans mon garage en me posant une question : Pourquoi est-ce que je ne prenais pas davantage mon vélo pour me rendre au travail ? Lorsque vous interrogez les gens autour de vous, la plupart répondent en raison de la pluie. Malgré tout, il y a des vêtements de pluie, mais la solution n'est finalement pas très efficace. J'ai donc eu l'idée de fabriquer un toit pour vélo qui protège le cycliste des genoux jusqu'à la tête. Ce dernier m’a donné tellement de fil à retordre que j’ai contacté l’inventeur de la célèbre tente qui a révolutionné le camping et qui s’ouvre en 2 secondes, afin qu’il m’apporte son expertise technique. Après plusieurs phases de test en soufflerie et simulateur de pluie, est née Bub-up®. Principalement commercialisée sur internet, elle a trouvé son public – plus de 10 000 exemplaires vendus - en France, en Europe (Allemagne et Italie figurant dans le top 3) et également à l’international.
Le COFREET : Au-delà de l’ergonomie et de l’installation, comment avez-vous intégré en phase de conception, le ou les textiles qui composent Bub-up ?
Eric Frandeboeuf : Contrairement à des produits existants, en particulier dans les pays asiatiques, Bub-up® ne se fixe pas entièrement sur le vélo. Pliée dans une housse qui ne fait pas plus de 40 cm de diamètre, elle se porte comme un sac-à-dos et seul l’avant du toit s’accroche au guidon du vélo. Bub-up® est ainsi composée de textile, de polyester, pour la toile de protection, les bretelles, les sangles d’attaches et le sac-à-dos. Nous avons également un autre modèle, plus haut de gamme, entièrement confectionné avec un tissu éco-responsable fabriqué à base de bouteilles en plastique. Ainsi, pour chaque Bub-up® Plus fabriquée, c’est l’équivalent d’environ 20 bouteilles en plastique qui ont été recyclées. Encore une fois, c'est l'inventeur de la tente 2 secondes qui m'a guidé et dirigé vers le COFREET pour obtenir les symboles d'entretien textile.
Le COFREET : Pratique, confortable, Bub-up assure une protection optimale à ses utilisateurs. Comment ses derniers peuvent-ils prendre soin de leur équipement et prolonger son utilisation dans le temps ?
Eric Frandebpeuf : Bub-up® est majoritairement composée de textile mais aussi d’arceaux en fibre de verre, elle ne peut donc pas passer en machine à laver. Il est important de veiller à ce que la toile soit bien sèche après chaque utilisation. Nous préconisons donc de faire sécher la Bub-up® à l'état déplié dès que possible. En ce qui concerne les éventuelles taches, il est possible de les traiter simplement en utilisant une éponge humide.


